Comment se nourrissaient les Grecs dans l’Antiquité ?

En réalité, mis à part certaines originalités, l’alimentation des Grecs à cette époque n’a rien d’extraordinaire. Si, à l’époque homérique le repas le plus copieux était celui du midi, à l’époque classique c’est celui du soir.
L’alimentation quotidienne ordinaire est sobre et végétarienne. Le dessert est optionnel. Il est alors composé de fruits frais ou secs – figues, noix, raisins -, ou de gâteaux au miel.

  Epoque homérique Epoque classique
Matin, petit déjeuner Ariston (léger) Acratimos (léger): pain – blé ou orge – trempé dans du vin pur, accompagné de figues et d’olives.
Midi et début d’après midi, déjeuner Deipnon (copieux) Ariston (léger)
Goûter  - Hespérisma (léger)
Soir, souper Dorpon (léger) Deipnon (copieux)

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A table !

En outre on ne sera pas surpris d’apprendre que leur alimentation était frugale, riche en poisson - pays de pêcheurs – et pauvre en viande ; que leur aliment principal était le pain (ce qui ne fut pas le cas qu’à cette époque, bien longtemps le pain fit figure de base d’alimentation car moins cher). De fait, un seul mot, opson, désignait tout ce qui accompagnait le pain : légumes, oignons, olives, aussi bien que viande, poisson, fruits…

Les céréales – blé et orge – étaient à la base de la nourriture, notamment la maza, farine d’orge pétrie en galette. En effet les légumes se faisaient rares et chers, à l’exception des fèves et lentilles, généralement consommées en purée.
De même la viande coûtait cher, sauf la viande de porc. Ainsi la viande était un mets rare, qui, pour les plus pauvres, n’était consommé qu’à l’occasion de fêtes religieuses. En effet les processions se finissaient par des scènes d’abattoir. A noter que la consommation de viande impliquait toujours un cérémonial, même si ce n’était pas dans le cadre d’une fête religieuse.
Alors que dans les campagnes les plus riches bénéficiaient d’une gamme de viande plus importante mais aussi plus diversifiée – volailles, mouton, chevreau…. Sans oublier le gibier de chasse -, l’alimentation urbaine était très poissonnière, notamment à Athènes : poissons d’eau douce, thon, fruits de mer…

Pour assaisonner on utilisait des épices. On consommait aussi beaucoup d’ail, de fromage et d’oignons, surtout à l’armée.

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Particularités

A Sparte les repas étaient pris en commun - syssities. Une attention spéciale pour l’appétissant brouet noir : ragoût très relevé, mélange de viande de porc, de sang, de vinaigre, de sel…
Le breuvage rituel des mystères d’Eleusis, appelé kykéon, était un mélange mi-solide mi-liquide de gruau d’orge et d’eau, le tout aromatisé aux plantes (menthe, thym…) !
Les Déotiens sont réputés gros mangeurs.
Les Dieux se nourrissent d’ambroisie et d’hydromel ! ;)

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Les boissons

Bien sûr, Dionysos… le vin ! Le vin pour la consommation est versé dans des outres de peau de chèvre ou de porc. Le vin à entreposer lui est stocké dans de grandes jarres de terre cuite – pithoi, puis versé par la suite dans des amphores dont les parois intérieures ont été enduites de poix. < !> Le vin n’est pas consommé pur mais coupé avec de l’eau – cette opération était effectuée dans un cratère. < !>
Mais bon, on ne peut pas boire que du vin non plus ! Une boisson évidente est l’eau (qui n’a pas besoin de fraîcheur sous un soleil de plomb ?). Mais il ne faut pas non plus oublier le lait – principalement de chèvre, et l’hydromel, mélange de miel et d’eau.
<!> Le sucre n’existait pas, on se servait de miel.<!>

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Pithoï Amphore Cratère

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La vaisselle

Pas de fourchettes ! alors forcément on mangeait avec les doigts. Le couteau, lui, est indispensable pour la viande. Les cuillers existaient elles aussi. La vaisselle est en bois ou en terre cuite. Sinon les galettes plates de maza ou de froment peuvent également tenir lieu d’assiettes.

On buvait dans des côthons laconiens par exemple – à l’armée – mais plus volontiers dans des coupes de terre cuite pour la maison.

« Son enduit empêchait de distinguer la malpropreté de l’eau que les soldats sont obligés de boire et dont la vue les dégoûterait ; en outre, la boue qui souillait le liquide était retenue à l’intérieur par les bords du gobelet et l’eau arrivait ainsi plus pure à la bouche. »  Plutarque

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