La femme

Comme on peut le constater dans son éducation, la femme a un rôle de maîtresse de maison; sauf si la famille est trop pauvre, dans ce cas elle travaille le plus souvent comme vendeuse à l'Agora. Elle n'est pas citoyenne (voir Démocratie), mais elle transmet la citoyenneté. Elle vit, séparée de l'homme, dans le gynécée. Comment s'explique un tel égard vis-à-vis des femmes?
Les moeurs de la Grèce antique n'étaient pas celles d'aujourd'hui. Cela permet de comprendre pourquoi, dans l'Alceste d'Euripide, Alceste, la fille de Pélias, se sacrifie pour son époux, à qui il ne lui vient pas à l'esprit de reprendre la place de son épouse (c'est-à-dire mourir) malgré tout son désespoir. En effet une femme ne vaut pas un homme, aussi courageuse, dévouée... soit-elle.

Les femmes dans la mythologie

A l'origine: les trois sexes

" D’abord il y avait chez les humains trois genres, et non pas deux comme aujourd’hui, le mâle et la femelle. " c'est-à-dire qu'il avait aussi l'androgyne, mi-homme mi-femme.

Mais ces individus s’attaquèrent aux dieux, et Zeus décida donc de les affaiblir en les coupant en deux :

" Quand il en avait coupé un, il demanda à Apollon de lui retourner le visage et la moitié du cou, du côté de la coupure, pour que l’homme, ayant sous les yeux la coupure qu’il avait subie, fût plus modeste, et il lui demandait de guérir le reste. Apollon retournait alors le visage et, ramenant de toutes parts la peau sur ce qui s’appelle à présent le ventre, comme on fait avec les bourses à cordons, il l’attachait fortement au milieu du ventre en ne laissant qu’une ouverture – ce qu’on appelle le nombril. Puis il effaçait la plupart des plis qui subsistaient, il modelait exactement la poitrine avec un outil pareil à celui qu’emploient les cordonniers pour aplanir sur la forme les plis du cuir. Il laissa pourtant quelques plis, ceux qui se trouvent dans la région du ventre et du nombril, comme souvenir du traitement subi jadis. "

" Il [Zeus] transporta donc ces organes à la place où nous les voyons, sur le devant, et fit que par ce moyen les hommes engendrèrent les uns dans les autres, c’est-à-dire par l’organe mâle, dans la femelle. Son but était le suivant : dans l’accouplement, si un homme rencontrait une femme, ils auraient un enfant et l’espèce se reproduirait ; mais si un mâle rencontrait un mâle, ils trouveraient au moins une satiété dans leurs rapports, ils se calmeraient et ils se tourneraient vers l’action, et pourvoiraient aux autres besoins de leur existence. C’est évidemment de ce temps lointain que date l’amour inné des hommes les uns pour les autres, celui qui rassemble des parties de notre nature ancienne, qui de deux êtres essaye de n’en faire qu’un seul, et de guérir la nature humaine. "

Aristophane dans le Banquet, Platon

Pandore

Prométhée vola le feu à Zeus, pour le donner aux hommes. Zeus confectionna, à l'aide des autres dieux (chaque dieu donna un "talent" à Pandore), une terrible vengeance: Pandore, autrement dit la femme! Il l'offrit à Épiméthée, qui ne tint pas compte des recommandations de son frère Prométhée. Ainsi Pandore ouvrit la jarre des maux, seul l'Espoir resta.

Cela veut donc dire, si on résume, que la femme est imposée par Zeus pour le malheur des hommes!

Les dieux et les hommes

"Un olivier avait fait soudain apparition tandis qu'en un autre endroit jaillissait de l'eau, prodiges qui étonnèrent le roi. Il envoya consulter l'Apollon de Delphes qui répondit que l'olivier signifiait Athéna et l'eau Poséidon et qu'il dépendait des citoyens de décider laquelle des deux divinités donnerait son nom à la cité.

Ayant reçu cet oracle, le roi convoqua l'ensemble des citoyens des deux sexes. Les hommes votèrent pour Poséidon, les femmes pour Athéna, et comme il se trouvait  une voix de plus du côté des femmes, Athéna fut victorieuse.

Alors Poséidon en colère ravagea le pays athénien. Pour apaiser sa fureur, les Athéniens imposèrent aux femmes trois peines: elles n'auraient plus le droit de vote, aucun enfant ne porterait le nom de sa mère, et on ne les appellerait pas Athéniennes."

D'après Varron (1er siècle avant JC)

L'opinion d'un homme

"[...] Voici qui prouve à quel point la femme est un mal. Le père qui l'a engendré et nourrie lui adjoint une dot pour l'établir ailleurs et s'en débarrasser. L'époux qui prend dans sa maison ce parasite s'amuse à parer la méchante et se ruine en belles toilettes, le malheureux, détruisant peu à peu le bien de la famille. [...]"

Euripide, Hippolyte

Certes c'est très pessimiste, car la femme est tout de même la compagne de l'homme! En Grèce antique il faut avoir une femme pour les enfants:

"[...] C'est pourquoi il convient de fixer le mariage des filles vers dix-huit ans, et celui des garçons de trente-sept ans ou un peu moins [...]"

Aristote, Politiques

Mais...

"[...] D'autre part, parvenus à l'âge d'homme, ce sont les garçons qu'ils aiment, et, par nature, ils ne prennent pas intérêt au mariage, ni à la paternité; mais c'est l'usage qui leur en fait une obligation [...]"

Platon, Le Banquet

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